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Grossesse à risque et hospitalisation à domicile (HAD)

Web page - Posted on Dec 19 2011

Indication de l’hospitalisation à domicile au cours de l’ante et du postpartum pathologique


Une hospitalisation à domicile (HAD) peut être envisagée au cours de l'ante-partum pour une femme présentant une pathologie gravidique ou préexistante à la grossesse (lupus, certains cas de thrombophilie génétique, de diabète…) ou devant des facteurs de risque liés à la grossesse (retard de croissance in utero modéré…) à condition que la patiente ne soit pas isolée, qu’elle présente une bonne compréhension et adhésion au protocole de soins, et qu’il soit possible d’organiser un transfert en urgence le cas échéant.
On peut également recourir à une HAD après l’accouchement, pour délivrer des soins complexes suite à une plaie périnéale (hématome, difficultés sphinctériennes…) ou à une césarienne (difficultés de cicatrisation, abcès…). Ce mode d’hospitalisation est aussi adapté à la prise en charge des femmes à risque de dépression du postpartum, ou en situation de vulnérabilité (associée à une indication médicale).
Le 7 décembre 2001
Karine Petitprez Chef de projet – Service des bonnes pratiques professionnelles – HAS


Entretien avec le Dr Yahn Rouquet

En périnatalité dans les situations cliniques nécessitant une surveillance médicale où l’hospitalisation traditionnelle ne s’impose pas, l’HAD représente une alternative adaptée.
En ante-partum, un grand nombre de situations obstétricales à risque peuvent être prises en charge dans l’environnement familial de la patiente car elles ne nécessitent pas une surveillance pluri-journalière.
De même, en postpartum et ce d’autant plus dans ce cas avec l’arrivée d’un nouveau-né, un certain nombre de pathologies insuffisamment sévères pour maintenir une hospitalisation peuvent bénéficier de l’HAD ce qui va permettre le retour à domicile et l’accompagnement de la jeune mère et de son enfant.
La réussite de l’HAD repose sur les échanges indispensables entre les acteurs de l’hospitalisation et les équipes de terrain. Une relation de confiance doit s’instaurer progressivement dans le respect des protocoles pour permettre d’atteindre l’objectif essentiel : éviter les hospitalisations et les ré-hospitalisations inutiles avec un minimum de consultations en urgence.

Le 7 décembre 2011
Dr Yahn Rouquet – Gynécologue accoucheur – Vitry-sur-Seine

Déclaration d'intérêts
Consultez la déclaration publique d'intérêts du Dr Yahn Rouquet

Les propos tenus dans cet article sont sous l'entière responsabilité de leur auteur.

 

Grossesses à risque : orientation des femmes enceintes entre les maternités en vue de l'accouchement 

Cette recommandation de décembre 2009 a pour objectif d’optimiser l’adéquation de la prise en charge des femmes enceintes en fonction du type de maternité (de niveau I, II ou III) et d’homogénéiser les bonnes pratiques de prise de décision d’orientation, face à des risques obstétricaux identifiés. Pour cela, elles visent à :
- définir selon des critères médicaux quelles femmes enceintes orienter dans les maternités de type I, II ou III en fonction des risques fœto-maternels ;
- harmoniser les indications d’orientation et de réorientation au sein des réseaux de périnatalité ;
- améliorer la compréhension par les professionnels autant que par les femmes enceintes de l’utilité et des limites de l’orientation entre les établissements d’un réseau de périnatalité ;
- définir les outils nécessaires à une organisation efficace des orientations, afin d’en améliorer la sécurité et le confort.


Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées : place du gynécologue-obstétricien

L'objectif des recommandations est d'aider au suivi de la grossesse normale et d'améliorer l’identification des situations à risque de complications maternelles, obstétricales et fœtales pouvant potentiellement compliquer la grossesse (hors accouchement) afin d’en adapter si besoin le suivi.
Ces recommandations précisent le type de suivi approprié en termes de professionnels de santé et de lieu d’accouchement requis a minima pour chacune des situations identifiées à risque (avant, au début et en cours de grossesse, en dehors des complications de l'accouchement lui-même non prévisibles préalablement). La prise en charge thérapeutique en cas de risque identifié n'est pas abordée.
Cette démarche vise à améliorer la qualité de l’accompagnement global et à mieux prendre en compte les souhaits des femmes et des couples.

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