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Analyse comparée de la chimiothérapie anticancéreuse administrée à l’hôpital ou prise en charge à domicile : aspects économiques et organisationnels

Communiqué de presse - Mis en ligne le 24 oct. 2005
24 octobre 2005

Analyse comparée de la chimiothérapie anticancéreuse administrée à l'hôpital ou prise en charge à domicile : aspects économiques et organisationnels

La Haute Autorité de santé diffuse une évaluation économique faisant suite aux recommandations sur les critères d'éligibilité des patients à une chimiothérapie anticancéreuse à domicile publiées par l'Anaes en septembre 2003. L'objectif est de procéder à une comparaison des coûts des différentes alternatives de prise en charge : hôpital (hospitalisation complète ou de jour), hospitalisation à domicile (HAD) et réseaux. Cette étude a été élaborée suite à la demande de la Direction de l'hospitalisation et de l'organisation des soins (DHOS).

L'évaluation « Analyse comparée de la chimiothérapie anticancéreuse administrée à l'hôpital ou prise en charge à domicile : aspects économiques et organisationnels » a été conduite à partir de l'analyse critique de la littérature internationale de langue française et anglaise. Les données ont été complétées pour la France par une recherche dans les bases du PMSI (coût de la prise en charge hospitalière) et par une extraction spécifique de données de l'enquête HAD de l'IRDES (ex CREDES). Elle met en exergue les points suivants :

Les différentes structures de prise en charge (hôpital, réseau, HAD) sont complémentaires et la coordination entre ces structures est nécessaire.

La prise en charge à domicile dans le cadre d'une HAD ou d'un réseau apparaît moins coûteuse qu'en établissement de soins. Cependant, les biais méthodologiques sont tels qu'il est difficile voire impossible de trancher en faveur d'une des alternatives du point de vue du coût. Les éléments sur la satisfaction et les préférences des patients, des aidants et des soignants sont en faveur de la prise en charge à domicile.

Ce rapport souligne également les obstacles organisationnels qui restent à lever avant tout développement ultérieur de la prise en charge à domicile des chimiothérapies anticancéreuses. En particulier, l'analyse de l'offre existante en matière de chimiothérapie et de sa répartition sur le territoire est un pré-requis. L'adéquation de l'offre aux besoins mérite d'être mesurée. De même, l'analyse fine des coûts de prise en charge en fonction du modèle d'organisation choisi n'a pas été menée du fait de l'absence de travaux dans la littérature sur ces questions. Elle devrait être réalisée pour déterminer les conditions d'ouverture de nouvelles structures de prise en charge à domicile.

Le groupe de travail s'est ainsi prononcé en faveur du développement de la prise en charge à domicile tout en soulignant qu'il n'est pas souhaitable d'opposer ou de superposer les différentes structures de prise en charge. Certaines chimiothérapies réalisées aujourd'hui dans le cadre hospitalier pourraient être effectuées dans le cadre d'une prise en charge à domicile. Le point de départ de la réflexion doit prioritairement être celui de la prise en charge globale du patient permettant de déterminer quelle est la structure la plus adaptée en fonction de l'évolution de son protocole de traitement. Dans ce cadre, les questions à clarifier sont celles des coûts associés, de la formation des personnels et de la responsabilité des différents acteurs à chaque étape du processus de prise en charge.

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