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Stratégie de diagnostic précoce du mélanome

Communiqué de presse - Mis en ligne le 07 nov. 2006
7 novembre 2006

La Haute Autorité de Santé propose une évaluation en santé publique qui a pour objectif d’améliorer et de promouvoir le diagnostic précoce du mélanome. Elle décrit les populations à risque et prend en compte le parcours de soins coordonnés du patient, du médecin traitant (ou médecin du travail) vers le dermatologue. Cette étude a été réalisée à la demande de la Société française de dermatologie.

En 2006, les traitements du mélanome au stade métastatique n’ont pas d’effet sur la mortalité. Seul le diagnostic de mélanomes au stade précoce ou de faible épaisseur (mesuré par l’indice de Breslow) pourrait permettre de diminuer la mortalité liée à ce cancer cutané. Les campagnes d’incitation au diagnostic précoce ont montré leur intérêt : augmentation du nombre de mélanomes dépistés et diminution de l’épaisseur des mélanomes dont on a fait l’exérèse.

Facteurs de risques à rechercher Le risque de survenue d’un mélanome est multiplié par deux en présence des facteurs suivants :

  • nombreux nævus communs (grains de beauté > 40) ou nævus atypiques (> ou = 2) ;
  • mode de vie donnant lieu à une exposition solaire intense ;
  • antécédents de coups de soleil (brûlures solaires) ;
  • phototype cutané de type I (coups de soleil et absence de bronzage) ;
  • antécédents personnels ou familiaux de mélanome ;
  • caractéristiques physiques (cheveux roux ou blonds et peau claires, éphélides).

Examen clinique et anatomopathologique Le praticien ne peut connaître le stade de gravité du mélanome sur le seul aspect clinique. Il n’existe aucune corrélation entre le diamètre du mélanome et son épaisseur. L’examen clinique est une méthode performante à condition de connaître la sémiologie des mélanomes.

Seul l’examen anatomopathologique faisant suite à l’exérèse du mélanome :

  • permet de confirmer le diagnostic ;
  • apporte les éléments pronostiques indispensables au clinicien (en évaluant deux critères : l’indice de Breslow et l’ulcération) ;
  • guide le geste thérapeutique (en particulier, l’étendue des marges d’exérèse).

Parcours de soins coordonnés du patient Lorsque le médecin traitant ou le médecin du travail a identifié un patient à risque de mélanome, il doit :

  • l’inciter à faire examiner sa peau une fois par an par un dermatologue ;
  • l’inciter à l’auto-examen cutané une fois par trimestre ;
  • l’informer sur les risques liés à l’exposition solaire.

Lorsque le médecin traitant ou le médecin du travail a identifié une lésion suspecte chez un patient à risque ou non, il doit adresser sans délai son patient à un dermatologue :

  • si le dermatologue confirme la suspicion de mélanome, il pratiquera une exérèse de la lésion ;
  • l’examen anatomo-pathologique confirmera ou non le diagnostic de mélanome ;
  • en fonction des résultats de cet examen le dermatologue décidera de la prise en charge thérapeutique et du suivi du patient.

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