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La Haute Autorité de Santé a réévalué les médicaments de la maladie d’Alzheimer

Communiqué de presse - Mis en ligne le 03 oct. 2007
3 octobre 2007

La Commission de la transparence de la Haute Autorité de Santé a réévalué les médicaments indiqués dans le traitement de la maladie d’Alzheimer. La commission a confirmé que ces médicaments n’agissent que sur les symptômes. Leur efficacité est modeste et n’a été démontrée qu’à court terme. Le service médical rendu (SMR) important, qui leur avait été attribué antérieurement, a toutefois été confirmé compte tenu de la gravité de la maladie (enjeu majeur de santé publique) et de leur place dans la stratégie de prise en charge des patients. En revanche, après des années d’utilisation, la réévaluation du progrès thérapeutique apporté par ces médicaments (amélioration du service médical rendu - ASMR) n’a pas permis de confirmer le niveau initial. Il est désormais considéré comme mineur. La prise en charge globale de la maladie fera l’objet d’une recommandation de bonne pratique, actuellement en cours d’élaboration et qui sera rendue publique au début de l’année 2008.

La maladie d’Alzheimer est une maladie neuro-dégénérative grave, fréquente et invalidante. Elle touche les fonctions cognitives. En France, on estime à 860 000 le nombre de personnes atteintes de cette maladie ou de maladies apparentées et l’incidence est estimée à 225 000 nouveaux cas par an. L’affection touche plus de femmes que d’hommes. La Commission de la transparence de la Haute Autorité de santé a réévalué les quatre médicaments indiqués dans cette affection. Il s’agit du donépézil, de la galantamine, de la rivastigmine et de la mémantine. L’objectif de cette réévaluation, qui a débuté en 2006, était de fournir aux praticiens une mise à jour de l’intérêt thérapeutique de ces médicaments et du bénéfice clinique que les patients en retirent dans la vie réelle.

Cette réévaluation a montré que les effets de ces médicaments sont modestes et portent essentiellement sur les troubles cognitifs sans enrayer la progression de la maladie. Toutefois, et en dépit du caractère relativement modeste des effets observés, le service médical rendu (SMR), qui avait été considéré antérieurement par la Commission de la transparence comme important, a été confirmé du fait notamment de la gravité de la maladie et de la place du traitement médicamenteux dans la prise en charge des patients. La prescription médicamenteuse est une occasion privilégiée de mettre en place une prise en charge médico-psycho-sociale à long terme. Les médicaments ne sont qu’un des éléments de cette prise en charge, mais les experts ont estimé qu’ils y jouent un rôle structurant.

A la lumière des données cliniques disponibles et de l’expérience acquise en vie réelle, la Commission de la transparence a également considéré que le progrès thérapeutique apporté par ces médicaments n’était pas aussi important qu’attendu et l’a requalifié de mineur.

La HAS a conduit plusieurs travaux sur la prise en charge de la personne âgée, notamment des recommandations pour éviter la dénutrition, prévenir les chutes accidentelles et recourir à la masso-kinésithérapie. Un travail est en cours sur la prescription des psychotropes ; il sera présenté à la presse au cours du dernier trimestre de cette année.

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