Saisie par les ministres chargés de la Santé, la HAS a évalué la pertinence d’instaurer une obligation vaccinale antigrippale annuelle chez deux populations distinctes : les personnes âgées de 65 ans et plus résidant en collectivité et les professionnels des secteurs sanitaire et médico-social. Au terme de son analyse, la HAS considère que la vaccination antigrippale pour les personnes de 65 ans et plus vivant en collectivité doit rester recommandée sans devenir obligatoire. Afin de protéger les personnes les plus vulnérables, elle recommande en revanche la mise en place d’une obligation vaccinale contre la grippe pour l'ensemble des professionnels de santé, ainsi que pour les autres professionnels travaillant dans les établissements de santé ou dans les établissements médicaux sociaux hébergeant des personnes âgées, en contact avec des personnes à risque de grippe sévère, avec un déploiement prioritaire en Ehpad et en USLD.
Communiqués de presse
Acouphènes invalidants : des clés pour améliorer le diagnostic et la prise en charge des adultes
Sifflements, bourdonnements, grésillements… Ces sensations perçues par une personne sans aucun son extérieur, sont appelées acouphènes. Elles concernent une personne sur cinq et peuvent devenir un handicap au quotidien, entrainant des troubles du sommeil, des difficultés de concentration, de l’isolement ou de l’anxiété. Face à l’errance diagnostique et thérapeutique rencontrée par les personnes concernées, la HAS s’est auto-saisie pour formuler des recommandations de bonnes pratiques pour améliorer le diagnostic et l’accompagnement des personnes présentant des acouphènes chroniques invalidants . Elle publie aujourd’hui ses travaux, destinés aux professionnels de santé [1] impliqués dans le suivi de ces patients.
Partenariat en santé : structurer et développer le rôle des patients partenaires
Dans un contexte de transformation du système de santé marqué par une attente croissante de participation des patients, la Haute Autorité de santé (HAS) publie un guide consacré aux partenariats en santé et aux patients partenaires. Destiné aux professionnels, aux établissements, aux associations et bien évidemment à l’ensemble des citoyens, ce document propose un cadre de référence clair, des repères pratiques et des outils concrets pour accompagner le déploiement sur le terrain de ces démarches qui ont fait leur preuve pour améliorer la qualité des soins.
Chlordécone : la HAS publie des recommandations
La chlordécone est un insecticide toxique pour l’humain et très persistant dans l’environnement, dont l’autorisation aux Antilles a pris fin en 1993. En raison de ses propriétés et des conditions locales (sols, climat, géologie), elle reste durablement présente dans les sols et les eaux, où elle contamine la faune, la flore et par conséquent l’alimentation et peut ainsi affecter la santé, dès la vie prénatale et jusqu’à l’âge adulte. À la demande du ministère chargé de la santé, la Haute Autorité de santé (HAS) a élaboré en partenariat avec la société de toxicologie clinique (STC) une recommandation de bonne pratique à destination notamment des professionnels de santé pour identifier les populations concernées par le dosage de la chlordéconémie et améliorer la qualité de l’accompagnement et le suivi des patients.
Nouvelles nominations au Collège de la HAS
Par décret du 31 mai 2026, Thomas Sannié et le Pr Macha Woronoff sont nommés membres du Collège de la Haute Autorité de santé à compter du 1 e juin 2026. Véronique Anatole est reconduite dans ses fonctions en tant que membre du Collège et présidente de la Commission de la certification des établissements de santé.
Robots « sociaux » : la HAS a analysé les conditions d’un déploiement utile, éthique et maîtrisé
Encore émergents, les robots « sociaux », capables d’interagir avec l’humain, ouvrent des perspectives pour accompagner les personnes âgées ou en situation de handicap, en complément – et non en remplacement – de la présence humaine. Pour appréhender ces possibles, la Haute Autorité de santé (HAS) a réalisé une nouvelle analyse prospective du système de santé qu'elle adresse au Gouvernement et au Parlement. Objectifs ? Anticiper ces défis pour un usage responsable et éthique de ces dispositifs.
Qalsody : de nouvelles données ont permis une réévaluation par la HAS
Le médicament Qalsody (tofersen) vise à ralentir la progression d’une forme génétique rare de la maladie de Charcot (ou sclérose latérale amyotrophique) avec mutation du gène de la protéine SOD1. Ce traitement qui suscite de forts espoirs chez les patients et leurs proches a fait l’objet d’une nouvelle évaluation par la Commission de la transparence de la HAS. Elle se prononce aujourd’hui sur la base de nouvelles données en reconnaissant un service médical rendu faible conditionnel à Qalsody.
