La chlordécone est un insecticide toxique pour l’humain et très persistant dans l’environnement, dont l’autorisation aux Antilles a pris fin en 1993. En raison de ses propriétés et des conditions locales (sols, climat, géologie), elle reste durablement présente dans les sols et les eaux, où elle contamine la faune, la flore et par conséquent l’alimentation et peut ainsi affecter la santé, dès la vie prénatale et jusqu’à l’âge adulte. À la demande du ministère chargé de la santé, la Haute Autorité de santé (HAS) a élaboré en partenariat avec la société de toxicologie clinique (STC) une recommandation de bonne pratique à destination notamment des professionnels de santé pour identifier les populations concernées par le dosage de la chlordéconémie et améliorer la qualité de l’accompagnement et le suivi des patients.
Actualités presse
Nouvelles nominations au Collège de la HAS
Par décret du 31 mai 2026, Thomas Sannié et le Pr Macha Woronoff sont nommés membres du Collège de la Haute Autorité de santé à compter du 1 e juin 2026. Véronique Anatole est reconduite dans ses fonctions en tant que membre du Collège et présidente de la Commission de la certification des établissements de santé.
Robots « sociaux » : la HAS a analysé les conditions d’un déploiement utile, éthique et maîtrisé
Encore émergents, les robots « sociaux », capables d’interagir avec l’humain, ouvrent des perspectives pour accompagner les personnes âgées ou en situation de handicap, en complément – et non en remplacement – de la présence humaine. Pour appréhender ces possibles, la Haute Autorité de santé (HAS) a réalisé une nouvelle analyse prospective du système de santé qu'elle adresse au Gouvernement et au Parlement. Objectifs ? Anticiper ces défis pour un usage responsable et éthique de ces dispositifs.
Qalsody : de nouvelles données ont permis une réévaluation par la HAS
Le médicament Qalsody (tofersen) vise à ralentir la progression d’une forme génétique rare de la maladie de Charcot (ou sclérose latérale amyotrophique) avec mutation du gène de la protéine SOD1. Ce traitement qui suscite de forts espoirs chez les patients et leurs proches a fait l’objet d’une nouvelle évaluation par la Commission de la transparence de la HAS. Elle se prononce aujourd’hui sur la base de nouvelles données en reconnaissant un service médical rendu faible conditionnel à Qalsody.
Lettre ouverte du Collège de la HAS : défendre l'indépendance scientifique face aux pressions
Depuis plusieurs mois, la Haute Autorité de santé (HAS) est la cible de pressions sur des évaluations en cours, notamment de médicaments, orchestrées par certains industriels qui cherchent à fragiliser son indépendance et la qualité de ses avis scientifiques. Nous observons le recours croissant à des procédés inacceptables, éloignés du débat scientifique. Dans une lettre ouverte publiée dans le journal Les Echos , le Collège de la HAS en appelle à la responsabilité de tous : la santé des Français mérite mieux.
Quel est le niveau de qualité des accompagnements des ESSMS en France?
Les 47 700 établissements et services du champ social et médico-social (ESSMS) présents en France (métropole et territoires ultra-marins) sont progressivement évalués depuis 2023 sur la base d’un référentiel d’évaluation commun élaboré par la Haute Autorité de santé (HAS). Aujourd’hui, 37 % des structures ont été évaluées par des organismes accrédités, et la HAS a ainsi l’occasion de faire le point sur les résultats. Dans l’ensemble, le niveau de qualité observé est satisfaisant, ce qui traduit l’engagement des professionnels sur le terrain. Toutefois, des points de vigilances se confirment, notamment sur la démarche qualité et la gestion des risques. Pour rappel, les résultats d’évaluation par structure sont désormais disponibles sur le service d’information en ligne Qualiscope.
Réémergence du Chikungunya en Guyane : quelle stratégie vaccinale?
Le chikungunya est une maladie infectieuse dont le virus (CHIKV) est transmis à l’être humain par piqûre de moustiques diurnes (notamment ceux connus sous le nom de « moustiques tigres »). Dans un contexte de réémergence de cette maladie en Guyane, la HAS a été saisie par le ministère chargé de la Santé, le 25 février 2026, pour proposer une recommandation vaccinale tenant compte des dernières données disponibles pour les deux vaccins disposant d’une AMM autorisation de mise sur le marché (Ixchiq du laboratoire Valneva et Vimkunya du laboratoire Bavarian Nordic). La HAS recommande l’utilisation du vaccin Vimkunya pour toutes les personnes âgées de 65 ans et plus, et les personnes de 12 à 64 ans avec comorbidités, particulièrement vulnérables face au CHIKV.
