Contraception : de la consultation dédiée au suivi

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Contraception chez la femme en post-partum

Web page - Posted on Mar 18 2020

À partir du 21e jour après l’accouchement, votre patiente est à nouveau fertile. Vous pouvez lui proposer une contraception avant ou juste après la sortie de la maternité.


L’essentiel

  • Il n’y a pas de reprise de l’ovulation avant le 21e jour après l’accouchement : une contraception n’est pas nécessaire avant ce délai.

  • Après le 21e jour, le choix de la méthode de contraception varie selon le déroulement de la grossesse et le choix ou non de l’allaitement.

 

Après l'accouchement, le choix de la méthode contraceptive


Il prend en compte :

  • l’allaitement éventuel ;
  • les pathologies survenues pendant la grossesse (hypertension artérielle gravidique, prééclampsie, diabète gestationnel, phlébite, etc.) ;
  • la majoration du risque thromboembolique veineux jusqu’à 42 jours après la grossesse.

 

La consultation du post-partum

  • Elle sert à confirmer le choix contraceptif, à envisager son éventuel renouvellement ou la pose d’un dispositif de longue durée (dispositif intra-utérin, implant).

  • Elle a lieu 6 à 8 semaines après l’accouchement.

 

Quelques méthodes utilisables dès la reprise des rapports sexuels

  • Les préservatifs (masculin ou féminin)

  • Les estroprogestatifs (pilule, anneau vaginal, patch transdermique), sauf si la femme allaite, dans ce cas, pas d’estroprogestatifs dans les 6 mois suivant l’accouchement.
    Si la femme n’allaite pas :

    • à partir de 42 jours après l’accouchement (normalisation du risque thromboembolique), en l’absence de contre-indications (principalement d’ordre thromboembolique veineux ou artériel, hépatique, carcinologique...) et en prenant en compte les facteurs de risque de thrombose (notamment antécédents personnels ou familiaux de thrombose veineuse ou artérielle, thrombophilie biologique connue, immobilisation prolongée, obésité́, âge supérieur à 35 ans, hypertension artérielle, diabète, dyslipidémie, tabagisme, migraine) ;

    • selon l’OMS, ce délai peut être raccourci à 21 jours en l’absence de facteur de risque thromboembolique veineux (antécédent thromboembolique veineux, thrombophilie, immobilisation, transfusion lors de l’accouchement, IMC supérieur à 30 kg/m2, hémorragie du post-partum, accouchement par césarienne, prééclampsie ou tabagisme) et en l’absence d’autres contre-indications.

 

  • Les progestatifs (pilule, implant sous-cutané, injection intramusculaire)

    Les progestatifs seuls peuvent être utilisés à partir de 21 jours après l’accouchement.
    Les contre-indications :
    • accidents thromboemboliques veineux évolutifs ;
    • saignements génitaux inexpliqués ;
    • cancer du sein ou de l’utérus ;
    • pathologie hépatique sévère actuelle ou ancienne…

 

  • Les dispositifs intra-utérins

    • À partir de 4 semaines après l’accouchement ;

    • Après avoir évalué et écarté un risque infectieux (rechercher une infection à Chlamydia trachomatis et Neisseria gonorrhoeae avant la pose notamment en cas d’IST, infection génitale haute en cours ou récente, âge supérieur à 25 ans, partenaires multiples…).