Contraception : de la consultation dédiée au suivi

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Prescrire une contraception après une IVG

Web page - Posted on Mar 18 2020

Après un avortement, la reprise de la fertilité est immédiate. Une contraception efficace est proposée à la patiente et mise en place dès que possible.

 

L’essentiel

  • Les consultations pré et post-IVG visent à informer votre patiente et/ou le couple sur toutes les méthodes de contraception existantes.
  • Aucune méthode de contraception n’est contre-indiquée après une interruption volontaire de grossesse, mis à part le dispositif intra-utérin si l’avortement a comporté un épisode infectieux.

 

Les méthodes utilisables immédiatement après une IVG (chirurgicale ou médicamenteuse) 

  • Les estroprogestatifs (pilule, patch ou anneau vaginal) sont utilisables chez la femme ne présentant pas de contre-indications d’ordre thromboembolique veineux ou artériel, hépatique, ou carcinologique... en prenant en compte les facteurs de risque de thrombose (notamment antécédents personnels ou familiaux de thrombose veineuse ou artérielle, thrombophilie biologique connue, immobilisation prolongée, obésité, âge supérieur à 35 ans, HTA, diabète, dyslipidémie, tabagisme, migraine).
  • Les progestatifs sont utilisables immédiatement après une IVG en l’absence de contre-indications (notamment accidents thromboemboliques veineux évolutifs, saignements génitaux inexpliqués, cancer du sein ou de l’utérus, pathologie hépatique sévère actuelle ou ancienne).
  • Les dispositifs intra-utérins (au cuivre ou au levonorgestrel) sont utilisables après une IVG en l’absence de contre-indications (en particulier malformations utérines, infections en cours ou saignements inexpliqués), après avoir évalué et écarté un risque infectieux (rechercher une infection à Chlamydia trachomatis et Neisseria gonorrhoeae avant la pose notamment en cas d’IST, infection génitale en cours ou récente, âge supérieur à 25 ans, partenaires multiples). Les contre-indications du DIU au levonorgestrel sont les mêmes que celles des progestatifs.
  • Les méthodes barrières (préservatifs masculins et féminins, diaphragme et cape cervicale, spermicides). Il est conseillé d’utiliser une méthode ne nécessitant pas de manipulation vaginale (comme le préservatif masculin), pendant le premier cycle suivant l’IVG.
  • Les méthodes naturelles (retrait, méthodes d’abstinence périodique et d’auto-observation). Elles ont un taux d’échec élevé.

 

La contraception avant et après l’IVG


La consultation pré-IVG sert à :

  • évaluer si la méthode contraceptive est adaptée à la situation de votre patiente ;
  • expliquer les méthodes de contraception, en particulier les méthodes de longue durée d’action, tels les dispositifs intra-utérins ou les implants.

Lors de la consultation post-IVG, il est essentiel d’échanger pour vérifier que la méthode choisie par la patiente est adéquate et bien adaptée à son mode de vie.