Céphalées de l’enfant et l’adolescent : pertinence de l’imagerie

Outil d'amélioration des pratiques professionnelles - Mis en ligne le 18 janv. 2024 - Mis à jour le 18 janv. 2024

 

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Contexte

Si les céphalées sont fréquentes chez l’enfant, elles sont bénignes dans la très grande majorité des cas (céphalée de tension, migraine, épisode fébrile bénin, etc.). Les céphalées secondaires à une pathologie grave sont rares (moins de 2 % des céphalées sont liées à une tumeur cérébrale) et presque toujours associées à une anomalie clinique. Devant la fréquence du recours à l’imagerie cérébrale même en l’absence d’anomalie clinique, et devant les risques liés à l’exposition aux rayonnements ionisants chez l’enfant, la HAS et le Conseil national professionnel de radiologie et imagerie médicale (G4) ont élaboré une fiche pertinence précisant quand et à quels types d’examens d’imagerie cérébrale recourir en cas de céphalées chez l’enfant.

La HAS et le Conseil national professionnel de radiologie et imagerie médicale (G4) ont produit une fiche pertinence « Céphalées de l’enfant et l’adolescent : pertinence de l’imagerie » selon la méthode d’élaboration des fiches mémo et des fiches pertinence de la HAS (cf. guide méthodologique 2016).

Cibles et champ

La fiche pertinence est principalement destinée aux médecins généralistes et pédiatres de ville.

Elle aborde en priorité :

  • Les indications de l’imagerie cérébrale
  • Le délai de réalisation de l'imagerie cérébrale
  • Le type d’imagerie le plus approprié en première intention
  • Les indications d'un avis spécialisé


Productions 


L'essentiel 

  • Devant toute céphalée, il est nécessaire de réaliser une anamnèse et un examen physique rigoureux, notamment neurologique, à la recherche de drapeaux rouges faisant suspecter une pathologie intracrânienne potentiellement grave.
  • Une imagerie cérébrale est indiquée en présence d’un ou plusieurs drapeaux rouges :
    • Céphalée « en coup de tonnerre »
    • Anomalie neurologique, avec ou sans fièvre
    • Signe(s) d’hypertension intracrânienne
    • Trouble endocrinien central
    • Céphalée récente inhabituelle et continue, d’intensité croissante
  • Une imagerie cérébrale n’est pas indiquée en cas de céphalée primaire (migraine et/ou céphalée de tension), en l’absence de drapeau rouge.
  • Lorsqu’une imagerie cérébrale est indiquée, une IRM est préconisée en première intention, sauf en cas d’état clinique instable, de trouble de la conscience ou de céphalée en coup de tonnerre, où le scanner est alors préconisé en première intention.
  • Réaliser une imagerie qui n’est pas justifiée ou qui n’est pas adaptée expose inutilement l’enfant à des risques liés à l’exposition aux rayonnements ionisants lors du scanner, à la découverte d’incidentalome à l’IRM, etc.

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