Nature de la demande

Extension d'indication

L'essentiel

Avis défavorable au remboursement dans l’indication : « en association avec la bendamustine et le rituximab (BR) est indiqué dans le traitement des patients adultes atteints d’un lymphome à cellules du manteau (LCM) non précédemment traités et non éligibles à une autogreffe de cellules souches (AGCS) ».

 

Quelle place dans la stratégie thérapeutique ?

Prenant en compte :

  • les données de l’étude de phase III (ECHO) ayant comparé l’efficacité de l’acalabrutinib + bendamustine et rituximab (groupe A-BR) versus placebo + bendamustine et rituximab (groupe P-BR), chez des patients âgés de 65 ans ou plus et atteints de LCM non précédemment traités avec :
    • une quantité d’effet jugée modeste en matière de survie sans progression (SSP), HR stratifié = 0,73 ; IC 95% [0,57 ; 0,94] p<0,0160, soit une différence du taux de SSP à 48 mois entre les deux groupes estimés à 9% (gain de 6 mois sur 6 ans en analyse post hoc en RMST) ;
    • une absence de différence statistiquement significative sur le taux de réponse globale (critère de jugement secondaire hiérarchisé) ;
    • une non-démonstration de la survie globale du fait de l’arrêt de la séquence hiérarchique ;
    • une qualité de vie exploratoire sans conclusion formelle possible ;
    • une population d’étude moins fragile qu’attendue (au regard notamment de l’ECOG, âge, comorbidités) et sans analyse en fonction du statut tp53 ;
  • Le surcroit de toxicité observé dans cette même étude avec l’ajout de l’acalabrutinib marqué notamment par une survenue plus fréquence d’événements indésirables (EI) graves (69,0 % des patients dans le groupe A-BR et chez 62,6 % dans le groupe P-BR), des EI ayant entrainés l’arrêt de traitement acalabrutinib ou placebo (43,1% dans le groupe A-BR et 31,0% dans le groupe P-BR), et des EI ayant entrainés un décès (15,4 % dans le groupe A-BR et 13,7 % dans le groupe P-BR).
  • Une comparaison indirecte dont les biais méthodologiques ne permettent pas de faire des conclusions formelles.

La Commission considère que CALQUENCE (acalabrutinib) n’a pas sa place dans la stratégie thérapeutique.


Service Médical Rendu (SMR)

Insuffisant

Le service médical rendu par CALQUENCE (acalabrutinib) est insuffisant dans l’indication de l’AMM.


Amélioration du service médical rendu (ASMR)

Sans objet

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