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L'essentiel

Avis favorable au remboursement dans « TEIZEILD est indiqué pour retarder l'apparition d'un diabète de type 1 (DT1) de stade 3 chez les adultes et enfants à partir de 8 ans atteints d'un DT1 de stade 2. »

 

Quel progrès ?

Un progrès thérapeutique dans la prise en charge.

 

Quelle place dans la stratégie thérapeutique ?

Compte tenu des résultats de l’étude de phase 2 (TN-10) randomisée, en double aveugle, ayant démontré la supériorité du téplizumab par rapport au placebo sur le ralentissement du délai jusqu’au diagnostic d’un DT1 de stade 3, TEIZEILD (téplizumab) est un traitement de 1ère intention pour les patients âgés de 8 ans et plus ayant un DT1 de stade 2.

Le diabète de type 1 de stade 2 doit être confirmé par :

  • au moins deux auto-anticorps positifs dirigés contre les îlots pancréatiques,
  • une dysglycémie sans hyperglycémie avérée, à savoir une tolérance au glucose altérée. Selon la prise de position d’experts français de juin 20245, le diagnostic de stade 2 est retenu devant la présence simultanée de 2 des 5 critères, parmi glycémie à jeun, HbA1c, HGPO à 120 min ou aux temps intermédiaires, mesure continue du glucose, ou devant la présence d’un seul critère à 2 occasions différentes dans l’espace de 12 mois. Le test recommandé en première intention est l’HGPO, car la présence d’une glycémie ≥ 200 mg/dL aux temps intermédiaires du test (typiquement à 60 min) est le critère diagnostique le plus sensible. Dans l’étude TN-10, la tolérance au glucose altérée était déterminée par deux tests d'hyperglycémie provoquée par voie orale anormaux (HGPO anormale confirmée) pour 90 % des patients.

Les données d’efficacité et de tolérance du téplizumab portent uniquement chez des patients avec antécédents familiaux de DT1. Il manque des données cliniques chez des patients sans lien de parenté avec un patient ayant un DT1, ceci notamment en lien avec l’absence de dépistage du DT1 actuellement en place.

Le profil de tolérance du téplizumab caractérisé notamment par des événements du type lymphopénie, leucopénie, neutropénie, rash et risque de syndrome de relargage de cytokines, encadré par la mise en place de mesures de minimisation du risque. L’administration d’une prémédication vise à atténuer le risque de survenue d’un syndrome de relargage de cytokines (cf. RCP de TEIZEILD (téplizumab)).

Le recul d’utilisation avec le téplizumab étant limité, son profil de tolérance à long terme comporte des incertitudes, en lien notamment avec le développement d’anticorps anti-téplizumab et d’anticorps neutralisants constatés dans l’étude TN-10.

Les données disponibles ne permettent pas de préciser des facteurs prédictifs de réponse à ce traitement, ni l’impact sur le recours à l’insuline exogène lors du passage au stade 3 et les conséquences cliniques à long terme de cette stratégie par rapport à une prise en charge médicamenteuse mise en place au stade 3.

 


Service Médical Rendu (SMR)

Important

Le service médical rendu par TEIZEILD 1 mg/ 1 mL (téplizumab), solution à diluer pour perfusion, est important dans l’indication de l’AMM.


Amélioration du service médical rendu (ASMR)

IV (mineur)

Compte tenu :

  • de la supériorité du téplizumab versus placebo dans l’étude TN-10 de phase II randomisée, en double aveugle, sur l’allongement du délai jusqu’au diagnostic d’un DT1 de stade 3, avec une médiane de 49,5 mois versus 24,9 mois et une réduction relative du risque de 59 % (HR = 0,41 ; IC 95 % [0,22 ; 0,78], p = 0,0066), chez des patients âgés de 8 ans et plus atteints d'un DT1 de stade 2 et à haut risque de développer un DT1 de stade 3, strictement définis (≥ 2 auto‑anticorps, dysglycémie sans hyperglycémie avérée, HGPO anormale confirmée chez 90% et tous avaient un apparenté atteint de DT1),
  • des limites méthodologiques, avec des incertitudes importantes liées à la faible taille de l’étude (76 patients dont 44 traités par téplizumab), à un déséquilibre de la randomisation, à l’absence d’information sur les causes de censures précoces plus fréquentes dans le groupe traité, et à un risque de levée de l’aveugle pouvant introduire des biais d’évaluation (notamment en raison des effets indésirables et de la réalisation des HGPO),
  • du profil de tolérance caractérisé notamment par des événements du type lymphopénie, leucopénie, neutropénie, rash et risque de syndrome de relargage de cytokines, atténué par une prémédication et encadré par des mesures de minimisation du risque ; avec des incertitudes sur la tolérance au long terme du téplizumab, en lien notamment avec le développement d’anticorps anti-téplizumab et d’anticorps neutralisants,
  • des données manquantes, notamment l’absence de donnée permettant de définir des facteurs prédictifs de réponse au traitement par téplizumab, de donnée sur l’impact sur le recours à l’insuline exogène lors du passage au stade 3, du manque d’information sur les conséquences cliniques à long terme de cette stratégie par rapport à une prise en charge médicamenteuse mise en place au stade 3,
  • de l’absence de traitement disponible au stade 2 du diabète de type 1 (stade pré-clinique) permettant de retarder la progression de la maladie vers le stade 3 (stade clinique),
  • de l’intérêt clinique potentiel de retarder le passage au DT1 de stade 3 souvent révélé par une acidocétose inaugurale, associée à une perte rapide de l'insulinosécrétion résiduelle et à la nécessité d’une insulinothérapie à vie,

la Commission considère que TEIZEILD 1 mg/1 mL (téplizumab), solution à diluer pour perfusion, apporte une amélioration mineure (ASMR IV) dans la stratégie thérapeutique actuelle.


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