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Stratégie vaccinale de rappel contre la Covid-19

Mise à jour le 7 novembre 2022
Recommandation vaccinale - Mis en ligne le 20 sept. 2022

À qui s’adresse cette recommandation ?

Elle s'adresse aux décideurs publics


Quels sont les objectifs de cette recommandation ?

Évaluer la place des vaccins bivalents adaptés à Omicron :

  • Spikevax bivalent Original/ Omicron BA.1,
  • Comirnaty bivalent Original/ Omicron BA.1,
  • Comirnaty bivalent Original/ Omicron BA.4-5,
  • Spikevax bivalent Original/ Omicron BA.4-5.

 

Principales conclusions de la recommandation

1. Place des vaccins bivalents dans la stratégie vaccinale :

  • Compte tenu des données disponibles montrant une immunogénicité plus importante des vaccins bivalents adaptés à Omicron contre les sous-variants d’Omicron (qui sont les formes virales qui circulent actuellement) et une réactogénicité similaire aux vaccins originaux, la HAS a conclu que, dès qu’ils seront disponibles, ces vaccins pourront être intégrés à la stratégie vaccinale et être utilisés préférentiellement aux vaccins monovalents durant la campagne de rappel de vaccination, quel(s) que soi(en)t le(s) vaccin(s) administré(s) précédemment.
  • En l’absence de données permettant de comparer les vaccins bivalents entre eux, ils pourront être utilisés indifféremment dans le cadre de la campagne vaccinale. A noter toutefois que pour les personnes de moins de 30 ans, seuls les vaccins Comirnaty et Comirnaty bivalent Original / Omicron BA.1 et Comirnaty bivalent Original / Omicron BA.4-5 restent recommandés. La HAS note que les vaccins monovalents originaux Spikevax et Comirnaty pourront continuer à être utilisés en primovaccination.

La HAS rappelle que, même en période de circulation plus faible du virus, la priorité est de protéger les plus fragiles grâce à la vaccination.

2. Actualisation de la stratégie vaccinale contre la Covid-19

La HAS recommande :

  1. La campagne vaccinale de rappel :

    La HAS recommande que, lors de cette campagne, une dose de rappel soit administrée (quel que soit le nombre de rappels déjà administrés précédemment) :

    • Aux personnes à risque de forme grave de la maladie incluant :
      • les personnes de 60 ans et plus,
      • les patients immunodéprimés quel que soit leur âge,
      • les adultes de moins de 60 ans identifiés comme étant à risque de forme grave de la maladie,
      • les femmes enceintes dès le premier trimestre de grossesse,
    • Les enfants et adolescents à haut risque, et souffrant de pathologies le justifiant,
    • Les personnes vivant dans l’entourage ou en contact régulier avec des personnes immunodéprimées ou vulnérables, dont les professionnels des secteurs sanitaire et médico-social.

    L’administration de cette dose de rappel additionnelle doit respecter les délais minimaux recommandés entre deux rappels, à savoir : i) trois mois pour les personnes de 80 ans et plus, pour les résidents en EHPAD ou en USLD, pour les personnes immunodéprimées ; ii) six mois pour les autres.

    Pour les personnes ayant été infectées par le SARS-CoV-2, une dose de rappel additionnelle reste recommandée en respectant un délai minimal de trois mois après l’infection.

  2. La concomitance de vaccination antigrippale et contre la Covid-19

    La HAS rappelle que la réalisation concomitante des vaccins contre la grippe et la Covid-19 est possible afin d’éviter tout délai dans l’administration de l’une ou l’autre de ces injections. Concrètement, les deux injections peuvent être pratiquées le même jour, mais sur deux sites de vaccination distincts – un vaccin dans chaque bras. Pour les personnes qui ne recevraient pas la dose de rappel contre la Covid-19 (ou d’ailleurs une première ou une seconde dose de ce vaccin) et l’injection antigrippale simultanément, la HAS précise qu’il n’y a pas de délai à respecter entre les deux vaccinations. Cette règle s’applique par ailleurs à toute association entre les vaccins contre la Covid-19 et les autres vaccins du calendrier vaccinal.

  3. D’améliorer la couverture vaccinale, encore insuffisante, et de poursuivre les études en cours

    La HAS souligne qu’il est primordial de poursuivre les efforts de vaccination des personnes à risque non vaccinées ou n’ayant pas encore reçu leurs doses de rappel, en particulier les plus âgées pour lesquelles la couverture vaccinale complète incluant une dose de rappel est encore insuffisante.

    Au 31 octobre, la couverture vaccinale de la dose de rappel était de 82,6 % chez les 65 ans et plus. La couverture vaccinale de la deuxième dose de rappel parmi les personnes éligibles (selon le délai depuis la dernière injection) représentait 39,2 % des 60-79 ans, 52,0 % des 80 ans et plus et 57,4 % des résidents en Ehpad.

    Pour ce faire, un effort particulier devra être déployé pour faciliter l’accès à la vaccination pour les publics vulnérables les plus éloignés du système de santé (promotion de la vaccination dans les structures médico-sociales, actions communautaires ou « d’aller-vers », vaccination à domicile, etc.). En outre, les patients les plus à risque de forme sévère de COVID-19 et, en particulier, les personnes immunodéprimées ou présentant une pathologie à très haut risque quel que soit leur âge, et les patients au-delà de 65 ans présentant des facteurs de risques de développer des formes graves, doivent pouvoir bénéficier d’un traitement préventif par Paxlovid, quel que soit leur statut vaccinal, comme déjà recommandés préalablement par la HAS.

En outre, la HAS insiste sur :

  • L’importance de maintenir les gestes barrières, y compris après la vaccination.
  • Le fait que les études en cours devront être poursuivies afin de pouvoir disposer de données d’immunogénicité, d’efficacité et de tolérance à plus long terme, ainsi que dans la population pédiatrique et souhaite être informée de tous nouveaux résultats.

Enfin, la HAS regrette l’absence des données comparatives directes (cliniques) permettant de comparer l’immunogénicité des différents vaccins bivalents adaptés aux variants Omicron contre le variant circulant (BA.5 à ce jour). Elle recommande que de telles études puissent être conduites à court terme.

Ces recommandations seront revues en fonction de l’évolution de l’épidémie, de l’évolution de connaissances, notamment au regard des résultats complets des essais en cours, des essais à venir, des données de pharmacovigilance européenne et des données observationnelles en vie réelle et de la mise à disposition de nouveaux vaccins.

 

 


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